Deux vues de l'ancien port sardinier de Saint Cado que nous avons découvert en zodiac (dans la ria d'Etel ). 

MVC-753F.JPG (64644 octets)

Depuis très longtemps on trouvait énormément de sardine en Bretagne sud. Les pêcheurs venaient de loin mouiller leurs filets, entre Belle île et Quiberon, au large, là où les bancs de sardines étaient très nombreux.

MVC-756F.JPG (57296 octets)

MVC-013S.JPG (33579 octets) 

Les conserveries deviennent de plus en plus nombreuses au 19e siècle, grâce à l’invention de la stérilisation. 
A cette époque, on trouve 150 conserveries de sardine en Bretagne sud  ( 14 à Quiberon).
Aujourd'hui , il n'en reste que deux sur la presqu'île.

La première conserverie de Quiberon a ouvert ses portes en 1872 et Port Maria est devenu ensuite le premier port sardinier de France.

     L'entrée de Port Maria, aujourd'hui.

         Vue de la criée à Port Maria.

MVC-010S.JPG (24596 octets)

MVC-008S.JPG (31343 octets)

Saint Cado : une charmante maison de 
l'époque du port sardinier, sur une petite île.

MVC-752F.JPG (52081 octets)

Stérilisation des sardines en boîte

Dans les années 1800, Nicolas Appert a découvert comment on pouvait conserver des aliments par stérilisation. La découverte est améliorée par un habitant de Nantes qui fait frire les sardines à l’huile. Pour stériliser les boîtes en fer, on les mettait dans un four à vapeur.

Avant d’être en boîte, les sardines devaient être conservées dans la glace. Les bateaux allaient chercher la glace en Norvège ( près du pôle Nord ). Elle était débarquée à Port Haliguen et on la conservait dans des silos (grands trous de 5 m de profondeur avec des planches comme murs ). Le transport de glace s’arrête dans les années 1930 quand on sait la fabriquer avec des machines.

Port Haliguen, où nous avons vu un déchargement de poisson.

MVC-732F.JPG (100717 octets)

 

MVC-004S.JPG (28975 octets)

 

 

Les lavoirs de la côte sauvage

A Quiberon, les ouvrières des conserveries très nombreuses n’avaient plus le droit d’aller laver leurs vêtements et ceux des maris pêcheurs dans les lavoirs de la ville parce que cela était trop sale et polluait l’eau.
On a construit des lavoirs en dehors de la ville près de la côte sauvage, là où les vagues sont les plus fortes pour tout remuer et emmener l’eau sale.

Le travail dans les conserveries :

Les conserveries étaient appelées usines à sardines. Les ouvrières très nombreuses venaient immédiatement travailler quand les bateaux revenaient de pêche. Une alarme sonnait, de jour comme de nuit. Elles étaient obligées de venir travailler immédiatement pour que le poisson ne pourrisse pas ou qu’il ne sèche pas.
Les ouvrières travaillaient beaucoup mais elles étaient très peu payées par rapport à leur travail. Leurs maris étaient souvent pêcheurs.

MVC-002S.JPG (40711 octets)

MVC-014S.JPG (28778 octets)

Ce qu’on faisait dans une conserverie :

Préparation du poisson : Les femmes lavaient le poisson, l’étripaient, l’étêtaient et le mettaient sur des claies (grandes grilles).

Cuisson : Les grilles pleines de poissons étaient mises dans l’huile bouillante.

Mise en boîte : Les boîtes de sardines étaient soudées avant d’être stérilisées.

Stérilisation : Pour stériliser les boîtes, on les mettait dans l’eau bouillante.

La disparition de la sardine
À la fin du 19 siècle, les sardines ont quitté la Bretagne pour aller dans les eaux plus chaudes de l’Espagne et du Portugal et maintenant elles sont le long des côtes du Maroc.
Aujourd’hui, la sardine qui se pêche en Bretagne est plus grosse donc elle ne rentre plus dans les boîtes. La sardine est surtout préparée en pâte à surimi et en terrine de poissons ou en farine pour animaux.

MVC-755F.JPG (39181 octets)

Retour